What the folk !? Live session #1

Posted on 05/12/2010

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Sarah Jeanne
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Il fait chaud à Paris cet été, quelle idée de venir s’enfermer dans un appart à 60? En plein été, alors que les bords du canal Saint Martin nous tendent les bras…qu’est ce qui vous pousse à venir vous entasser dans un petit salon, alors que les terrasses des cafés de la rue Oberkampf ne désemplissent pas à mesure que la douceur de la nuit  enveloppe Paris? Dans le 18ème arrondissement, on en a décidé ainsi…décidé de s’emparer de sons revigorants, de notes rafraichissantes aux accents folk.Du folk, du folk, du folk et puis c’est tout. Sans recette, ni ficelle….une envie accrochée aux lèvres et au bout des doigts de partager un riff, une tranche de vie, une slice de pizza, des accords, dans un appartement avec dedans, leurs habitants, leurs tenants et aboutissants.

Vous avez votre sujet? Non?…Fermez les yeux…Vous avez chaud, très chaud, les bruits de la ville vous parviennent à l’oreille, assourdis et vous entendez beaucoup plus les voix, les bruits métalliques et les verres qu’on entrechoque pour bien commencer la soirée, de la porte du four après avoir enfourné la quiche fait maison d’un des invités, encore quelques éclats de voix…on se salue, puis le bruit de la sonnette, qui se manifeste une fois, tient la cadence, joyeusement résonne dans nos têtes, le salon se remplit de conversations et de rires… puis un accord plaqué…un bonsoir bredouillé alors que vous pensiez vous installer les pieds sous une table… Non ce soir, n’est pas un soir classique, c’est une What the folk session?!…la première.

Ca y est, vous y êtes?Mmm vous êtes bien mais vous avez toujours chaud…prenez un glaçon, glissez le sur votre front, vos paupières et sur la nuque de votre voisin. Nous y sommes.
Novembre [et ses premiers frimats], l’album de Sarah Jeanne intitulé comme tel,en live, lui, nous réchauffe les oreilles. Sa voix suave captive, ses mélodies folk se fraient des chemins buissonniers jusqu’à nos esprits déjà conquis, entre  balade et rêverie. Et, sur scène, accompagnée de son bassiste Nelson Hamilcaro, elle distille une émotion bouillonnante…Troublante et résolue, à l’image de l’auteur compositeur interprète, la chanson If.…nous plonge dans une profonde quiété – vous arpentez votre ville et découvrez, comme pour la première fois le décor, pourtant si familier, qui vous entoure – avant de vous laisser happer par  l’irrésistible jeu de guitare de Larry Misery, sonorités emportées et douleur fragile des mots, la douce et chaude voix de Sarah Jeanne nous saisit.
Et le petit glaçon, lui a déjà fondu. Prenez en un deuxième

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Christina Antipa
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I’m so happy because today I found my friend in my head…

I’m so ugly and…

Qui n’ a pas répété hurlé ces paroles entre les quatre murs de sa chambre, embrassant le poster de Kurt Cobain inévitablement accroché  sur l’un de ces murs. Lithium, la chanson qui est aussi restée gravée quelque part dans l’esprit de Christina Antipa. Mais pas comme pour nous. En berceuse. Christina reprend Lithium en berceuse, réveille un souvenir pour le transformer en nouvelle émotion vive.Christina nous dira qu’elle a connu des passages délicats dans sa vie, avec une voix si douce à vous rendre ému de vous entendre sussurrer des mots si sucrés à l’oreille.Christina vous dira que son copain l’a quitté et qu’elle ne s’en remettait pas et la chanson qui suit vous le raconte mais la voix est assurée d’une précision telle qu’on ne remarquerait pas la fêlure qui lui donne toute cette force si nous n’étions pas si attentif.

Christina a commencé le concert, nous disant qu’elle était fatiguée.Fatiguée, nous ne l’avons pas remarqué. Passionnée, si.

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June Madrona
——————————————————————————————————————————————————————-Olympia, est une ville  aux Etats-Unis, capitale de l’Etat de Whashington. Le climat est de type océanique avec des étés chauds et des hivers doux et humides. Sous ces tropiques, June Madrona est né, crée, compose, joue, tatônne, expérimente, vit à Olympia, comme Riot grrrl, The Go team, The Gossip. Eux, dans notre salon, commence à nous raconter leur vie, à nous raconter leur ville. Les concerts en appartement à Olympia étaient déjà monnaie courante lorsque  nous étions encore en culotte courte.  A Paris, les apparts sont plus petits, seule excentricité à considérer. Organisateur et artistes des concerts en appart’ à Olympia, June Madrona vient nous livrer un monument d’émotion à  portée de main. Gouaille posée et persuasive du chanteur, violoncelliste à la voix vibrante et déconcertante et banjo ou guitare sous le bras, le 3ème membre de June Madrona vient compléter le style inimitable, home-made du trio. Fait maison, comme ce son, ces touches folk qui composent leur univers, leur album autoproduit, leur concert aussi, leur identité visuelle qui fait de chaque EP une petite boîte à musique au travail d’orfèvre. Ces trois là font monter la température depuis le parquet du salon. On ouvre sur le balcon. Et Santa Fe. Et on ne répond plus de rien. On chante avec eux, tant pis pour les fausses notes. Frise musicale hallucinante et lunaire  qui ne laisse personne sur le carreau…nous sommes on the way to Santa Fe. Au sol le tambourin. Au dessous le voisin. Et tout se passera bien.

Olympia supplante San Fransisco, comme capitale de la  contre culture West coast et June Madrona a contribué à cela.

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Les photos sont ICI !?

//Pauline\\

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