What the folk !? Live Session #4_Part 1

Posted on 28/02/2011

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Arch Woodmann
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Tenter d’organiser un concert chez soi pourrait se résumer à s’assurer d’une dotation de bouffe et d’alcool considérable pour ne pas décevoir ses convives. Rappelez-vous vos premières préparations de boums…beaucoup plus complexes que les soirées pyj !! La playlist allait-t-elle plaire à tous ? Est-ce qu’il y avait assez de nounours à la guimauve pour lancer des concours de la plus grande absorption de ces fameux nounours en un minimum de temps ?
Est-ce que Jérôme allait emballer Marion avant la fin de l’après midi ? Vos préoccupations ont peut être un peu évolué mais globalement si vous faites des concerts en appartement, c’est pour que vos amis passent une soirée extra et vous aussi !

Alors si vous décidez de prolonger l’aventure sur tout un week-end, c’est que, vraiment, vous adorez vos potes, vous adorez la musique, vous adorez découvrir des groupes et faire entendre des artistes tout juste révélés. Chacun amène un ptit bout à manger pour le déguster dans le creux de sa paume tout en dévorant des yeux et des oreilles Arch Woodmann, artiste enivrant, tonnerre de Brest, et parce que c’est juste marrant d’entendre le frigo s’ouvrir entre deux chansons et les bières teinter de plaisir.
What the folk!?, c’est cette envie et rien d’autre. Alors pourquoi ne pas faire durer ce plaisir-là…

Arch Woodmannn, l’idée ne lui a pas déplu. Cet artiste, qui, en salle, chante et joue de la batterie,  a su extraire ce soir toute la saveur d’une intimité retrouvée. Lui, debout et au chant, devant nous, assis et silencieux. Sa guitare pour seule parade et ses histoires entre deux mélodies, celles qui dépeignent les ruptures, les rencontres et les filles, toutes à Brest (mais rien à voir avec Miossec). Arch Woodmannn porte des bretelles, pas pour le style, hein, mais juste parce qu’on les lui a offerte. Il chante des contes parfois tristes mais avec rondeur et douceur si bien que vous l’écoutez en souriant.
Lorsque vous étiez enfant, vos parents vous racontaient des comptines pour vous préparer à plonger dans des rêves sucrés. Votre mobile tournait au dessus de votre lit et projetait sur le plafond de votre chambre, des étoiles et des petits moutons. Une mélodie, que vous pourriez presque encore fredonner aujourd’hui, accompagnait dans leur ronde, étoiles et moutons.

Arch Woodmann est de ceux qui vous font regretter vos 4-5 ans…ou mieux encore, il vous fait replonger dans cet état ouaté de l’enfance, avant de trouver le sommeil, il vous berce et vous emmène déjà dans un monde du sensible et de l’exergue du quotidien. Les tropismes de ces chansons vous entrainent vers vos propres souvenirs et expériences. « Ah tiens, lui aussi, il a vécu ça ? » “Mmm…ça me rappelle ma dernière rupture, pareil ! » Le quotidien passé au crible de la poésie. Dans le salon des Amiraux, l’écoute d’Arch devient sacrément mystique. On en a même oublié les gâteaux apéros qui circulent. Arch Woodmann sourit pour finir, les rires fusent. On redescend doucement sur le parquet. Un garçon avec sa voix, sa guitare et son humour pour seuls bagages et, vous prenez une sacrée claque ?!

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(Please) Don’t blame Mexico
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(Please) don’t blame mexico, en montant les sept étages à pied, clavier et melodica, sous le bras se demandait bien ce qu’ils venaient faire là ce vendredi 18 février au soir. Bizarres ces propositions de faire des trucs en appartement qui affluaient au même moment. D’abord Balcony TV, pour faire une chanson filmée sur… un balcon en hiver, puis la Blogothèque pour faire une 2ème chanson filmée dans un appart, vide. Et enfin, ce soir, ce What the folk !? qui propose de faire encore des chansons dans un appart. Est-ce qu’il sera vide aussi ? Est-ce qu’on jouer dans un coin pendant que les gens mangeront des pizzas en se racontant la dernière merde qui leur est arrivée au boulot ?
Mmm chouette, on va s’marrer !
Bref j’aurais bien troqué ma petite personne contre celle d’un neurone baladeur pour aller faire un tour dans les têtes de Thomas, Maxime et Raphael, les trois membres de PDBM, qui entrent chez nous essoufflés, voire même peut être inquiets….
Et nous, impatients, curieux, on leur présente le tapis sur lequel ils vont devoir enflammer la scène, tout en se demandant qui sont ces trois personnages et pourquoi « Michel Foucault saved their life ».
Après les salves d’applaudissements pour Arch Woodmannn, (Please) Don’t blame Mexico, s’installe, prend la mesure des lieux et s’élance pour un set acoustique explosif. Les compositions de Maxime nous surprennent et nous laissent pantois pour Thomas, le batteur, tout est bon à tester dans ce salon : le parquet, le pouf, le siège.

L’univers de PDBM se joue des différentes sonorités du clavier au melodica, de la gratte, à sa housse, rien ne se perd, tout se crée et l’alchimie opère avec la salle. Lorsqu’ils entament The protocol, tant « les assis en tailleur » que « les debouts dans le fond » se soulèvent, en redemandent. Les artistes se laissent porter par l’écoute du public, d’un calme imperturbable. Impossible d’en perdre une miette. « A 7 ans, j’ai fait une fugue…sur 500 mètres » dit Maxime en guise d’introduction au dernier morceau. A 26 ans, j’ai goûté au plaisir de la fugue avec (Please) Don’t blame Mexico le temps d’une soirée.

Les photos sont ICI !?

//Pauline\\

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