What the folk !? Live Session #5

Posted on 20/04/2011

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Siobhan Wilson
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J’avais déjà croisé cette jeune artiste écossaise dans un petit pub (écossais, surprenant) du 5eme lors d’une session Open Mike il y a environ 1 an.  Sa voix nous avait tous charmé. Et puis elle avait disparu de Paris, pour revenir sur les affiches du métro parisien quelques temps après pour la sortie de son album ! A l’époque, je m’étais donc rué dans le plus proche disquaire de mon appart (la f*** donc…pour ne pas les citer), curieux d’écouter ses nouvelles propositions. Ses chansons avaient un peu perdu de leur côté ballade folk avec des arrangements recherchés et sophistiqués, parfois peut être un peu trop. Mais sa voix fragile et belle était toujours là. C’était donc rassurés et avec un grand plaisir que nous l’avons accueilli dans notre salon pour une petite session acoustique, sans violon ni boîte à rythme, à l’ancienne, juste avec sa guitare.

What the Folk!? Live session #5Siobhan est arrivée un peu intimidée, comme beaucoup d’artistes qui viennent dans notre salon. Impossible de se cacher, de s’isoler, l’artiste est directement dans l’arène, au milieu de cette foule d’inconnus, certes à la mine fort sympathique et joviale, mais inconnus quand même. Un coup d’œil furtif pour repérer la scène (il n’y en a pas), la sonorisation (il n’y en a pas) et vous comprendrez que cela peut être déstabilisant. Mais What the folk !?, c’est comme une grande famille, avec ces bout en train et ses bavards, ses bourrus et ses aigris, ses comiques et ses timides, ses chaleureux et ses discrets… On se sent vite “comme à la maison”.

Siobhan a donc pu commencer à nous conter ses histoires à travers des textes tout en poésie et en douceur. On s’y est cru, au milieu des Highlands, entouré d’une brume épaisse, se laissant porter par les ballades folk de sa guitare et sa voix envoûtante.

Le charme opère toujours lorsqu’elle reprend Gainsbourg; on ne peut être que touché par son petit accent british qui réinvente les grands standards de la chanson française …. Lorsqu’elle nous annonce qu’elle va reprendre Tino Rossi, on est surpris. Celui qui a chanté Petit Papa Noël? Sauf que ce n’est pas une blague, que Siobhan reprend bien Tino Rossi, que la chanson est belle, que je commence à me dire qu’en fait je ne connais pas le répertoire de Tino Rossi, et que mon dieu, il y a toute une culture musicale à refaire (depuis j’ai pris le temps d’écouter tout son répertoire, sans forcément avoir beaucoup de regret…). Elle finira par nous interpréter une ballade poétique (extra)ordinaire, Song for Anthony, dans ce petit moment acoustique, minimaliste pour notre plus grand bonheur.

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Libelul
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Image Hosted by ImageShack.usLibelul avait déjà participé à une Tree session mais jamais à une session What the folk!? Le public de ce soir se devait d’être aussi silencieux et solide que l’arbre absent du salon des amiraux. Vous aimez la folk? Vous aimez la pop? L’univers décalé de Libelul, piqué de psychédélique électronique ou acoustique, vous allez l’adorer. Libelul, énigmatique pseudo derrière lequel se cache deux personnages hautement sympathiques, Matthieu, au chant et à la guitare, et Aliocha, qui l’accompagne au chant, au guitarlélé et à la basse. Après deux trois jokes pour détendre les convives, le duo, attendu comme le Messie (et ils le savaient!), se concentre pour nous donner l’un des meilleurs concerts sans branchement jamais réalisé sur moquette: leur premier. Nous entrons dans leur monde comme dans du coton ouaté, “for real”. Les premières notes de Velvet feel teintent à peine à nos oreilles que déjà cette sensation de velours confond nos sens, s’imprègne dans chaque articulation des mots soufflés,  de mots flûtés et légers de Matthieu, soutenus par une mélodie de guitare assurée et entêtante, qui prête à faire flotter ses pensées. Vous avez le nez collé à la vitre et vous ne perdez pas une miette  d’un paysage tranquille qui défile à toute allure; vous vous lovez profondément dans votre siège, du bonheur d’être dans votre bulle avec les autres, à l’abri d’un quelconque affront à votre rêve éveillé.

Libelul, joli animal translucide et cristallin, doué d’une beauté pailletée ne s’embête pas pour inventer des titres intrigants, violents et doux à la fois: Beasts in storm, les textes de Matthieu Rondeau nous relient à une nature (presque) oubliée, dans une harmonie des sons et des couleurs. Matthieu et Aliocha se sont bien trouvés: leurs voix s’accordent, se complètent, se portent et s’amusent. Deux voix, deux tonalités sculptent délicatement ce morceau, Beasts in storm, certainement mon préféré, avec People movin’, la succulente reprise de The shoes, autre groupe issu de la mouvance reimoise à l’instar de The bewitched hands on the top of your head.Un vent de pop&folk décomplexée souffle sur la Champagne-Ardenne, levez le nez, Libelul pourrait bien être le prochain groupe reimois ou pas à ne pas manquer sur scène.


Les Photos sont ICI!?

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//Pauline et Gaëtan\\

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